Les petites bahianaises qui se donnent la main / Brasilia/Broderie

Illustration de Sonia Ainos ( http://galeriedainos.wifeo.com/ )

Illustration par Sonia Ainos ( http://galeriedainos.wifeo.com/ )

Des habits brodés, qu’est-ce que ça vous évoque?… Si la vague des Do It Yourself et autres « c’est moi qui l’ai fait » ont rendu leurs galons de noblesses aux tricots de nos grands-mères, encore difficile d’en dire autant pour la broderie, non ?

Non : la broderie résiste!

Au pays du ballon rond et du surf (si si : Brésil champion du monde 2014, merci Gabriel Médina!), on trouve aussi des trésors textiles qui valent le détour… Pour cette nouvelle étape des dessous de nos habits, TextileAutourDuMonde fait un arrêt chez des brodeuses à Brasilia.

La capitale des 60’s a attiré des familles entières des quatre coins du Brésil, venues dans l’espoir d’un emploi pendant sa construction. Dans le centre de la « ville avion » dessinée par le célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer, on vit plutôt à l’occidentale, voire à l’américaine. Dans les quartiers les plus pauvres, c’est encore et toujours le système D qui règne.

Leila est une véritable militante de la broderie, elle est présidente d’une association de brodeuses. « Au Brésil, la broderie n’est pas très valorisée, c’est un métier qui était exercé par les esclaves, par les subalternes, et ça reste quelque chose qui ne doit pas coûter cher.  On paie plus facilement 100 réais (env. 31 euros) pour faire du ménage que 100 réais pour une broderie. »

« Il faut avoir beaucoup de patience parce que les gens ne se rendent pas compte du travail que ça représente. Au départ ça m'énervait beaucoup et après j'ai commencé à expliquer aux gens et ça marche mieux. »

« Il faut avoir beaucoup de patience parce que les gens ne se rendent pas compte du travail que ça représente. Au départ ça m’énervait beaucoup et après j’ai commencé à expliquer aux gens et ça marche mieux. »

« Il faut avoir beaucoup de patience parce que les gens ne se rendent pas compte du travail que ça représente. Au départ ça m’énervait beaucoup et après j’ai commencé à expliquer aux gens et ça marche mieux. »

Pour la prochaine vente, Leila a imprimé un petit carton qui explique le travail fait par les brodeuses avec le temps nécessaire par modèle. Au verso, un poème de Ruth Rocha « Arvores do Brasil », les arbres du Brésil…

Leila vit dans l’aile sud de l’avion de Brasilia, proche du centre-ville, où les broderies de l’association sont vendues. Elle aimerait pouvoir vivre de sa passion. En attendant elle travaille dans une école comme responsable d’un service administratif. C’est là qu’il y a douze ans commençait l’aventure des trois bahianaises…

« Une collègue ramenait ses broderies à l’école, il y avait beaucoup de couleurs et un mélange de matières synthétiques, des perles et des paillettes… Je trouvais le résultat incohérent et trop chargé. Alors je lui disais : « Tu devrais utiliser moins de couleurs, du fil de fibre naturelle, pour mieux mettre en valeur les motifs » ». A force de conseils, Leila peaufine son style et nourrit son envie d’aller plus loin.

« Avec d’autres brodeuses, nous nous sommes réunies régulièrement, pour broder ensemble. » Leurs broderies ont du succès, et à force de commandes, Leila finit par déposer les statuts de l’association.

En plus de sa passion pour la broderie, Leila est une amoureuse de la spectaculaire biodiversité de son pays. C’est elle qui dessine la plupart des modèles brodés par l’association en fonction des arbres, des plantes ou des animaux qu’elle a envie de représenter. Le ministère de l’environnement a d’ailleurs mis à l’honneur les broderies de l’association en utilisant des photos de leur travail pour l’affiche du nouveau bazar hebdomadaire installé au jardin botanique de Brasilia.

Piuvas Roses du Pantanal _ photo de Leila Muniz

Piuvas Roses du Pantanal _ photo de Leila Muniz

Mais avant d’être une source de revenus, la broderie est pour chacune un moyen d’évasion et d’expression.

Suzi brode pour l’association depuis environ 7 ans.

Suzi (à droite) _ « Bien sûr la broderie me permet de gagner un peu d'argent, mais c'est d'abord une thérapie et un plaisir. Quand je brode je suis dans mon monde."

Suzi (à droite) _ « Bien sûr la broderie me permet de gagner un peu d’argent, mais c’est d’abord une thérapie et un plaisir. Quand je brode je suis dans mon monde. »

“Bien sûr la broderie me permet de gagner un peu d’argent, mais c’est d’abord une thérapie et un plaisir. Quand je brode je suis dans mon monde.”

Suzi est atteinte d’un cancer, depuis plus de 8 ans. Elle est suivie par des médecins dans la ville de Goiânia, et doit faire 500 Km de transport à sa charge une ou deux fois par semaine, selon les périodes (elle n’a pas réussi à être suivie dans un hôpital public de Brasilia). En ce moment, elle brode un flamboyant sur des sets de table. « Si je ne suis pas bien, je préfère ne pas broder, parce que je sais que cela va se ressentir dans mon travail ». Toutes approuvent.

En brodant dans l’association, Ceiça (abrégé de Conceição, se prononce « çeïça ») y a trouvé un refuge. Pour elle aussi la broderie est une thérapie. Atteinte d’un cancer du sein pour lequel elle a subi une première opération en 97, Ceiça doit encore subir des interventions chirurgicales de reconstruction.

Ceiça (à droite) _ « J'aime découvrir le résultat d'une broderie qui est partie de rien, et le fait d'avoir rencontré des amies. C'est une vie de famille. »

Ceiça (à droite) _ « J’aime découvrir le résultat d’une broderie qui est partie de rien, et le fait d’avoir rencontré des amies. C’est une vie de famille. »

« J’aime découvrir le résultat d’une broderie qui est partie de rien, et le fait d’avoir rencontré des amies. C’est une vie de famille. »

Osmarina, a brodé un motif humoristique. Les trois anges de la célèbre cathédrale de Brasilia sont de sortie : l’un d’eux fait du skate, un autre du vélo et le dernier joue avec un cerf-volant.

Cathédrale Métropolitaine Notre-Dame de l'Apparition de Brasilia

Cathédrale Métropolitaine Notre-Dame de l’Apparition de Brasilia

Osmarina _ « Quand je brode, j'ai l'impression d'être comme une artiste qui peint »

Osmarina _ « Quand je brode, j’ai l’impression d’être comme une artiste qui peint »

« Quand je brode, j’ai l’impression d’être comme une artiste qui peint »

Dora brode pour l’association avec sa sœur, Osmarina. A 40 ans, elle vit toujours chez ses parents et la broderie est l’une des rares occasions où elle sort de chez elle. Quand elle termine un travail, elle a du mal à réaliser que c’est elle qui l’a fait.

Dora (à droite) _ « Quand j'ai commencé ma première commande, je me suis dis que je n'y arriverais jamais tant le motif me paraissait compliqué. Et puis j'ai réussi. »

Dora (à droite) _ « Quand j’ai commencé ma première commande, je me suis dis que je n’y arriverais jamais tant le motif me paraissait compliqué. Et puis j’ai réussi. »

Zeneide (se prononce « zéneïde ») a appris seule à broder. Le matin, elle suit des cours dans une école d’esthéticienne, l’après-midi elle rejoint d’autres brodeuses pour travailler en groupe. Si elle ne pouvait plus broder, elle chercherait une autre source de revenus, mais espère continuer le plus longtemps possible.

Zeneiee _ « J'aime l'ambiance de travail qui règne dans l'association et la broderie est une activité addictive. Quand je termine un modèle, j'ai envie d'en recommencer un autre… »

Zeneide _ « J’aime l’ambiance de travail qui règne dans l’association et la broderie est une activité addictive. Quand je termine un modèle, j’ai envie d’en recommencer un autre… »

« J’aime l’ambiance de travail qui règne dans l’association et la broderie est une activité addictive. Quand je termine un modèle, j’ai envie d’en recommencer un autre… »

Leila n’est pas la seule à faire partie de l’association depuis ses débuts.

« Au départ nous étions une quarantaine, aujourd’hui une trentaine. Celles qui sont toujours là continuent à broder parce qu’elles aiment ça. On recherchait de nouveaux modèles à broder et comme les femmes de l’association viennent toutes d’une région différente, avec sa propre culture et son folklore, j’ai proposé que chacune dessine un modèle. L’une d’entre nous a dessiné trois petites bahianaises qui se donnent la main. »

poupée bahianaise

poupée bahianaise

Les habitants de l’Etat de Bahia ont majoritairement la peau noire (ou métissée, ce qui revient au même au Brésil), ils sont pour la plupart des descendants d’esclaves. A Bahia les femmes portent encore  parfois les vêtements traditionnels, très colorés et volumineux avec des coiffes en tissus. Elles marchent la tête haute, fières de leurs origines. «On a commencé par broder ce modèle, puis on a amélioré le dessin, et c’est devenu notre logo».

L’association avait trouvé son symbole et son nom : « As três baianinhas », les trois petites bahianaises.

Dernière version du logo de l'association

Dernière version du logo de l’association As Três Baianinhas

Les brodeuses sont unanimes. Si elles brodent encore aujourd’hui, c’est grâce à Leila. Elles ont souvent appris à broder dans le cadre de programmes de réinsertion professionnelle. Mais une fois la formation terminée, elles sont livrées à elles même et isolées. Il leur faut alors régler seules d’autres problèmes que celui de savoir broder : l’approvisionnement en fil et en tissus, le choix des modèles et la recherche de débouchés. Pour Leila, c’est avant tout un travail d’équipe. « Je leur rappelle constamment que sans elles je n’en serai pas là non plus. Qui broderait les modèles que je dessine ? » Leila tient à ce que chacune ait conscience du rôle qu’elle joue dans l’association. La mécanique des trois petites bahianaises est bien rodée, chacune tient une place spéciale, que ce soit d’abord en brodant, mais aussi en participant à la logistique ou aux autres activités annexes de l’association.

Ray (se prononce « Rhaï ») est la coordinatrice de l’association. Elle fait partie des anciennes. Elle répartit les broderies commandées en fonction des spécialités de chacune et vérifie la conformité des travaux avec les indications laissées par Leila (sur les tissus à broder, les modèles et les couleurs à utiliser).

Ray _ « Je prépare chaque mois la liste des travaux répartis par brodeuses et la paie qu'elles reçoivent. C'est un travail gratifiant et j'aime broder par plaisir du travail fini. »

Ray _ « Je prépare chaque mois la liste des travaux répartis par brodeuses et la paie qu’elles reçoivent. C’est un travail gratifiant et j’aime broder par plaisir du travail fini. »

« Je prépare chaque mois la liste des travaux répartis par brodeuses et la paie qu’elles reçoivent. C’est un travail gratifiant et j’aime broder par plaisir du travail fini. »

Maria brode mais aime aussi la vente. Elle participe aux tenues de stands dès qu’elle en a la possibilité. Pour gagner un peu d’argent, elle garde deux jumelles quand elles ne vont pas à la crèche, c’est sa principale source de revenus, mais elle aurait besoin d’un complément.

« La broderie, c'est avant tout une passion, j'espère pouvoir continuer à broder quand j'aurai trouvé un travail plus stable. »

« La broderie, c’est avant tout une passion, j’espère pouvoir continuer à broder quand j’aurai trouvé un travail plus stable. »

« La broderie, c’est avant tout une passion, j’espère pouvoir continuer à broder quand j’aurai trouvé un travail plus stable. »

Lilly préfère la couture à la broderie. La confection des coussins et les rebords des nappes et autres tissus d’ameublement passent tous par sa machine depuis 12 ans. Les revenus de son travail dans l’association lui permettent d’aider son mari qui est à la retraite.

Si Lilly rencontrait une personne ayant acheté un produit qu’elle a fait, elle lui dirait fièrement : « ça, je l’ai cousu. »

La broderie a aidé Yvone à faire face à la perte de son petit-fils de 3 ans.

« En brodant pour l’association je fais partie d’un groupe où je suis heureuse de travailler »

Yvone et Lily (à droite)

Yvone et Lily (à droite)

Les brodeuses habitent toutes les quartiers populaires situés en périphérie. Pour la plupart le quartier de Samambaia, à une voire deux heures de transport du centre, où les ventes ont lieu. Les moyens de déplacement sont limités pour ces femmes aux revenus modestes. Alors pour assurer la logistique des broderies à vendre et du matériel et des instructions que Leila fournit pour les prochains modèles, elles ont mis à contribution les membres de leur famille.

Le fils de Raymonde, une brodeuse qui vit à Samambaia, travaille au centre ville. Tous les 10 jours, ou au moins une fois par mois, il remet à Leila les broderies terminées et récupère le matériel et les instructions pour les nouvelles commandes.

Le mari d’une brodeuse d’un autre quartier est chauffeur de bus, il retrouve Leila à la gare routière pour échanger les travaux d’un autre groupe.

Au départ, les hommes ne voyaient pas forcément d’un bon œil la passion de leurs femmes… Quand le mari de Suzi rentre du travail, il n’aime pas la voir broder : « Il dit « Ah, tu es encore en train de broder, et tu es trop concentrée pour parler avec moi » ». Mais certains hommes commencent à voir les choses différemment…

Le mari de Zeneide est fier des papillons que sa femme brode

Le mari de Zeneide est fier des papillons que sa femme brode

Genival, le mari de Zeneide, aime les oiseaux et les papillons que sa femme brode. Il est fier du travail qu’elle réalise pour l’association.

Pour Leila, si leur entourage reconnaît leur travail et les aide, c’est que les brodeuses des trois petites bahianaises ont acquis au fil des années une certaine notoriété dans la ville.

« Parfois, nous avons tellement de commandes que nous ne sommes pas en mesure de répondre à la demande. »

Mais l’irrégularité des commandes ne permet pas de garantir un revenu continu aux brodeuses. Engagées dans d’autres emplois, les brodeuses ne sont pas toujours suffisamment nombreuses pour répondre aux grosses commandes. De plus l’association ne dispose pas d’un fond de roulement suffisant pour avancer les frais des matériaux (fil, tissus…) et le paiement des brodeuses (chaque brodeuse est payée à la pièce une fois le travail terminé, avant qu’il ne soit vendu).

Leila tient à garantir un revenu équitable à chacune. « Au Brésil, les femmes brodent chez elles au gré des demandes. En général celui qui passe commande ne les paie qu’une fois le travail vendu. Parfois les brodeuses peuvent rester plusieurs mois sans être payées, voire pas du tout ». Il faut alors un fond de roulement assez conséquent pour pouvoir assumer les grosses commandes.

En attendant de passer à une autre étape, les petites bahianaises continuent de se donner la main.

Groupe des trois petites bahianaises

Groupe des trois petites bahianaises

 

Et pour la fin, voici la brochure que Leila met à disposition des personnes qui visitent le stand de vente des broderies de l’association… Au recto une explication sur le temps nécessaire à la réalisation d’une broderie, et au verso un poème de Ruth Rocha (Les arbres du Brésil).

BrochureAs3Ba

PoèmeRuthRocha

Traduction en français par Leila Muniz :

GROUPE  DE BRODEUSES  LES TROIS BAHIANAISES

TOUTES LES BRODERIES REALISEES PAR CE GROUPE SONT FAITES A LA MAIN

POUR BRODER UN ARBRE SUR UN T-SHIRT, IL FAUT 8 HEURES DE TRAVAIL

POUR UN ARBRE DE COUSSIN, BIEN PLUS GROS, IL EN FAUT 24 HEURES

UNE BRODEUSE NE PEUX PAS TRAVAILLER PLUSIEURS HEURES DURANT.  LA BRODERIE FATIGUE BEAUCOUP LES YEUX, LES MAINS ET LE DOS.

AU BRESIL LE TRAVAIL DE BRODEUSE N’EST PAS VALORISE COMME C’EST LE CAS DANS D’AUTRES PAYS.  ICI, UNE FEMME DE MENAGE GAGNE EN MOYENNE R$ 95,00 PAR JOUR, TANDIS Q’ UNE BRODEUSE DÉPASSE DIFFICILLEMENT LES R$ 40,00 PAR JOUR.

————————————————————————————————

POESIE  DE Ruth Rocha   ARBRES DU BRESIL  – (AVEC  LES NOMS ORIGINAUX DES ARBRES)

 

IPÊS DE TOUTES LES COULEURS,

JACARANDÁS, SERINGUEIRAS,

FREIJÓS E MAÇARANDUBAS,

CAJUEIROS, QUARESMEIRAS

 

PAU-BRASIL E CARNAÚBAS,

CAVIÚNAS, GOIABEIRAS,

PEQUI, PAU-SANTO, PEROBAS,

BEAUCOUP DE JABUTICABEIRAS

 

ACÁCIAS, SIBIPIRUNAS,

CEDROS, CÁSSIAS, MANACÁS

MULUNGUS E SAPUCAIAS,

PINHEIROS DU PARANÁ

ET EN PLUS DE TANT DE BEAUTÉ

ET PLUS LE JEQUITIBÁ,

NOTRE TERRE A DES PALMIERS

OÙ CHANTE LE SABIÁ (MERLE). 

 

Merci!!!!……

Aux brodeuses de l’association As 3 baianinhas pour leur disponibilité, avec une pensée particulière pour Leila, improvisée guide et interprète : http://www.as3baianinhas.org/p/como-este-trabalho-gera-renda.html

A Céline qui m’a fait découvrir cette association il y a déjà 5 ans à Lille…

A Charlotte sans qui je n’aurais pas pu partager cette histoire en images!

illustration de Sonia Ainos ( http://galeriedainos.wifeo.com/ )

illustration de Sonia Ainos ( http://galeriedainos.wifeo.com/ )

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6 réflexions sur “Les petites bahianaises qui se donnent la main / Brasilia/Broderie

  1. Des commentaires suite à de belles rencontres qui nous font découvrir de près le travail de ces brodeuses mais aussi leur précarité! Il faudrait proposer des prix de réalisation, des personnes découvrant ton site, Sarah, pourraient être intéressées pour faire des commandes.
    Et puis mettre une traduction des 2 textes.
    Brigitte

    • Merci pour ta remarque Brigitte. En allant sur le site des brodeuses (lien en bas de l’article) les francophones qui voudraient passer commande peuvent prendre contact avec Leila qui parle couramment français. Pour la traduction du poème et de la brochure je vais la rajouter 😉

  2. Du nouveau dans l’étape du TADM au Brésil! Je viens de faire une rencontre cybertextile bien à propos… Pour les français, et en particulier les chanceux du Sud Ouest (d’Aquitaine et de Charente), voici le blog d’une boutique itinérante qui vend les broderies des trois petites bahianaises… Bons achats éthiques à vous, et comme dirait mon amie Ann Gisèle Glass : « soyez équitable, faites vous plaisir »!
    http://www.jatoba-br.blogspot.fr
    http://www.facebook.com/jatoba.br

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