Une journée de rencontres kaléidoscopiques en Inde

Aguerrie par ma première journée en Inde, je suis prête à quitter mon premier repère pour un autre hôtel, plus au sud de la ville dans le quartier de Colaba. Plus touristique, il semble plus approprié pour trottiner à la recherche d’un atelier de teinture végétale. Il est aussi proche de la gare CST où je dois encore acheter les précieux sésames pour les grottes d’Ajanta.

Encore difficilement endormie, je me suis mise la veille à la lecture d’un nouveau livre (« L’usage du monde », de Nicolas Bouvier), histoire de trouver le sommeil. Un ami me l’a offert avant mon départ du Nord en me disant une phrase que je tâcherai de ne pas oublier : « Ne te borne pas à ce que tu auras prévu dans ton voyage mais laisse toi surprendre par les choses inattendues », ou quelque chose du genre… Promis, j’accepterai dans la mesure du possible les détours que le voyage me suggère, sans perdre de vue mes rêves notés sur ce blog noir sur blanc.

Mais d’abord : p’ti déj’ !

En sortant de ma chambre je croise le garçon d’étage qui me donne les journaux du jour…

En couverture : une première page immaculée de mon code couleur « carpe diem », le jaune et le noir (c’est, accessoirement, une pub pour l’investissement immobilier…). Infos du jour : les élections de New Delhi et le parti AAP qui rafle les voix toutes religions confondues et l’impression 3D qui s’invite dans la cuisine indienne…

La cuisine 3D indienne dans le Times of India du 11 février 2015

La cuisine 3D indienne dans le Times of India du 11 février 2015.

« Not so spicy »… J’ai encore la phrase à l’oreille en écrivant ces lignes… et le feu de mon petit déjeuner dans la bouche !

Une fois mon dû payé à la réception, je demande à un des garçons de l’hôtel comment me rendre à mon prochain hôtel (un autre YMCA situé dans Colaba et appelé hier). Je ne savais pas que j’allais provoquer une assemblée extraordinaire !

Quand on cherche sa route en Inde, on est sûr d'être généreusement servi!

Quand on cherche sa route en Inde, on est sûr d’être généreusement servi: 4 pour le prix d’un!

Pour 20 roupies (0,35€), je peux prendre un bus qui me déposera tout près de mon hôtel en 10-15 minutes mais toutes réflexions faites, je préfère éviter de me faire remarquer avec mon sac de routarde, je vais prendre un taxi, le bus sera pour une autre fois.

Arrivée à l’arrêt de bus je me mets donc à la recherche d’un taxi… Il y en a pas mal. Je choisis de me diriger vers un chauffeur sorti de sa voiture, en train de lire le journal. Il n’est pas libre mais arrête un autre taxi qui roule à vide pour lui indiquer ma destination. Avant de monter je demande le prix de la course tout en regardant le premier chauffeur qui m’a aidé. Ma question les fait sourire, sourire que je leur renvoie ironiquement en attendant la réponse. Le chauffeur m’annonce 500 roupies, je m’en sortirai pour 150…

Je profite de la route pour prendre des photos des bâtiments de tous styles qui cohabitent.

Vues de Mumbai central à Colaba (dans le sud de la ville).

Vues de Mumbai central à Colaba (dans le sud de la ville).

En continuant vers le sud...

En continuant vers le sud…

Et dans un autre style...

Et dans un autre style…

Grande ville oblige, je vis mon premier bouchon indien : je suis entourée de taxi « black and yellow » comme on les nomme ici.

Les taxis "black and yellow" de Mumbai

Les taxis « black and yellow » de Mumbai

Une femme et un homme mendient entre les voitures, ce qui me renvoie aux « prépare-toi à vivre un choc face à la misère omniprésente… ». Préparée je le suis malheureusement, et je réponds comme je l’aurai fait chez moi. Si je ne peux pas donner à chaque fois, cette fois-ci, les pièces qui m’ont été rendues au supermarché la veille seront utiles à quelqu’un d’autre, de toute façon je ne vais pas les sortir de la misère en un seul geste, ces quelques pièces seront ma limite.

Deuxième bouchon : « Oh non pas ça ! » on va s’arrêter au pire endroit que mes narines pouvaient redouter. Déjà passées par là hier pour aller à la gare, elles se souviennent encore de l’odeur forte de poisson qui y règne.

Un bouchon qui s'annonce éprouvant pour mes narines...

Un bouchon qui s’annonce olfactivement éprouvant…

Les quartiers des tueurs de poissons de Mumbai (mes narines s'en souviendront!)...

Le quartier des coupeurs de tête de poisson de Mumbai (mes narines s’en souviendront!)…

Plus de peur que de mal, je ressuscite un peu plus loin… Au fur et à mesure que je descends vers le sud je sens l’influence marine. L’air est déjà plus frais et respirable. Je me détends en admirant la décoration fait-maison de mon taxi particulièrement soignée comparée aux précédents déjà pris.

Déco typique de taxi indien

Déco typique de taxi indien.

Les photos que je prends du taxi redonnent le sourire à mon chauffeur. Il l’a décoré lui-même.

Arrivée dans mon nouveau chez moi pour poser mon sac avant de ressortir : surprise ! « Not available today » : aucune chambre dispo avant demain dans l’hôtel… Pourtant pas faute d’avoir appelé avant ! Je demande s’ils ne connaissent pas un hôtel équivalent dans le quartier… « C »est à cause du festival », le Kala Ghoda Festival, comme je l’apprendrai plus tard… Avec l’aide de mon Lonely Planet et du responsable des réservations du YMCA me voilà dans un nouveau taxi en route pour le Bentley’s hotel. La route vers mon nouveau chez moi s’avérera encore longue. Le chauffeur ne connaît pas l’adresse exacte. Ici mieux vaut donner des noms de bâtiments ou de boutiques connus plutôt que des noms de rue.

Un message capté sur la route de l’hôtel : "look every days every day"

Un message capté sur la route de l’hôtel : « Look at every day every day » (regardes chaque jour tous les jours).

Après quelques arrêts pour vérifier la route (plus de trois fois…), une fois mes valises enfin posées pour les trois prochaines nuits, je peux enfin partir à la recherche de boutiques où trouver des produits textiles bio-équitables. Un réseau de boutique me semble être un bon départ, les Central Cottage Industries Emporium, ce sont des magasins d’État qui garantissent un revenu juste aux artisans locaux. J’en ai repéré un accessible à pied de mon hôtel. J’espère aussi trouver sur la route un restaurant.

Les trottoirs du Taj Mahal hotel sont bien tentant mais désespérément vides : bien barricadés par de jolies haies

Les trottoirs du Taj Mahal hotel sont tentants mais désespérément vides : bien barricadés derrière de jolies haies…

En essayant de repérer ma route sans sortir de carte, je tombe sur l’enseigne que je comptais trouver un peu plus loin, la boutique du Central Cottage Industrie (sur le moment je ne remarque pas le Emporium manquant)… J’en oublie ma quête de nourriture pour entrer dans la boutique : c’est une véritable caverne d’Ali Baba… De magnifiques tapis de soie entièrement tissés à la main (le plus grand d’entre eux nécessite près de trois ans de travail, et un autre, réalisé en deux ans a requis le travail de deux personnes).

Tapis de soie du Cachemire entièrement tissés à la main.

Tapis de soie du Cachemire entièrement tissés à la main à retrouver sur le site de JAMAL MIR.

http://www.jamalmir.com/aboutus.htm

Pas dans mon budget mais ça ne m’empêche pas d’être émerveillée. Je m’arrête aussi sur du thé massala dont je demande les ingrédients. Le gérant m’en propose une tasse que j’accepte volontiers (malgré les litres d’eau engloutis depuis mon arrivée en Inde, je me sens toujours déshydratée). J’explique à mon hôte que je recherche des produits issus de teintures végétales, mais selon lui il n’y a rien du genre ici. En revanche il y a des saris… ok, let’s go to see that ! Shakeel m’invite à monter au rayon textile et après une leçon de port du sari, nous finissons par transformer l’étage en salon de thé (note pour plus tard : le thé massala, excellent, le thé massala avec du lait et du sucre, pas à mon goût…).

Shakeel a quitté son New Delhi natal pour venir vivre à Mumbai il y a 25 ans. « Ici je me sens plus libre. Personne pour me dire de faire ceci ou cela, je suis seul responsable de mes choix ». Il retourne une fois par an dans le nord uniquement pour rendre visite à sa famille. Je retiendrai ce judicieux conseil qu’il me donne entre deux palabres sur le monde qui nous entoure : « Si tu as une question à laquelle tu ne trouves pas de réponse, tiens-toi juste face à l’océan et écoutes sa réponse ». Conseil facile à retenir pour une amoureuse de l’eau et des vagues… Pas de question pour le moment mais ça pourrait bien me servir en grande spécialiste de la cogitation incessante.

J’explique à Shakeel que je visiterai seule Calcutta et le  nord de l’Inde après deux semaines de vacances dans le sud. Il me recommande de faire attention lorsque je serai à New Delhi (deuxième avertissement local…), et me remet sa carte de visite : « Si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle moi ». Dans un pays inconnu, ce genre de rencontre réconfortante a toujours le don de me faire sentir moins seule.

Je suis finalement restée plus de deux heures dans cette boutique et je n’ai toujours pas déjeuné. Il faut pourtant bien que je mange pour ne pas rentrer à l’hôtel le ventre vide… Les teintures végétales attendront encore un peu. Shakeel me conseille le Leopold Café : « Si tu aimes la bière, va au Leopold café. Tous les habitants de Mumbai y vont et s’il y a bien un restaurant à faire ici c’est celui-là ». Alors en route !

En arrivant le contrôle de mon sac est digne d’un hall d’aéroport, je comprendrai plus tard pourquoi… Je n’ai pas vraiment faim mais je trouve un repas végétarien qui suscite ma curiosité alors je finis par commander. Ce sera mon premier byriani en Inde (un plat à base de riz).

Le byriani végétarien du Leopold, excellent mais impossible à terminer

Le byriani végétarien du Leopold, excellent mais impossible à terminer!

Les photos au mur dénotent avec l’idée que je me faisais d’un restaurant typiquement indien. Je suis bien à Colaba, le quartier touristique de Mumbai… Au mur des photos d’Elvis, d’Einstein ou encore de James Dean et Marylin Monroe.

Je demande au garçon à l’entrée si je peux prendre quelques photos.

Bienvenu au Leopold, Café-Bar de Bombay depuis 1871

Bienvenu au Leopold, Café-Bar de Bombay depuis 1871

Sushant pourrait être le frère indien d’Elvis, on le lui a déjà fait remarquer. Il me demande d’où je viens et en l’apprenant me demande si je connais Marseille, ce qui me renvoie aux nouvelles rapportées hier dans le Times. Je lui réponds que Marseille est une très belle ville et qu’il aurait raison de la visiter. Sushant me raconte l’histoire de ce café. Il a survécu à une attaque terroriste en 2008 et en porte encore les stigmates. Les impacts de balles sont encore visibles sur les murs, « people died here »… Je comprends mieux la fouille à l’entrée. Sushant me rapporte un mug qui résume la philosophie du lieu : longue vie au Phœnix !

La légende du Leopold

La légende du Leopold

En quittant l’endroit, je note que les femmes font la sécurité à l’extérieur tandis que ce sont les hommes qui assurent le service…

A l’étage se trouve un salon de beauté, le Baan Thai Spa. J’espère y trouver une âme serviable pour me faire découvrir l’épilation au fil. Manque de chance, toujours pas d’épilation au fil ici, mais l’employée m’indique un autre endroit, le Touch of Joy.

Sur la route, je tombe sur le Design Temple ( www.designtemple.com ). L’inscription, « Think of it, love it, buy it» atteint sa cible : j’entre. C’est un très beau magasin, où on trouve à la fois de quoi décorer sa maison et rafraîchir sa garde robe. Des sérigraphies de couples aux positions suggestives me font sourire : petit rappel de l’origine du Kâmasûtra…

Le Design Temple

Intérieur de la vitrine du Design Temple.

Des bâtons d'encens écologique à la rose et le kâmasûtra revisité par le Design Temple

Des bâtons d’encens écologiques à la rose (ils me seront vite indispensables) et le Kâmasûtra revisité par le Design Temple.

Dyvia dans son temple du design

Divya dans son temple du design.

En voyage, la France n’est jamais loin. J’apprends que la boutique participe chaque année au salon Maison et Objet à Paris. La créatrice et directrice de la boutique, Divya, me montre ses produits écologiques : des bagues et un porte savon entièrement biodégradable, des carnets de note dans de jolies boites en métal qui donnent une autre dimension à l’emballage et des bâtons d’encens sans composant chimique. Je repartirai avec ceux à la rose…

Sur le catalogue que Divya me laisse j’en apprends un peu plus sur la culture indienne. Notamment sur le tigre, qui symbolise la force et la vertu, et le crocodile qui incarne l’illusion et le cycle de la vie…

Trêve de rêverie j’arrive enfin à l’institut Touch Of Joy. Quand je demande à la gérante une épilation des jambes au fil, elle fronce les sourcils « Nobody is doing that anymore » ! J’insiste. Impossible de repartir d’Inde sans avoir essayé et si je n’arrive pas à me faire épiler dans cet établissement traditionnel indien, je ne vois pas où j’y arriverais…

On me présente finalement Sunandra qui m’escorte jusqu’à la cabine un peu dubitative… Je lui demande de m’apprendre la technique qu’elle exécute avec tant de facilité apparente. La leçon ne durera pas longtemps, mes lèvres et mon cou crient au secours… « You have to practice everyday ». Sûrement si je veux y arriver un jour mais pas certaine d’en avoir encore envie vu les courbatures que ma nuque me suggère déjà! Sunandra a toujours travaillé comme esthéticienne. Elle a appris le métier en observant et a commencé à travailler très jeune pour pouvoir s’occuper de ses frères et sœurs quand sa mère a rejoint ses ancêtres. Aujourd’hui elle a pu acheter une maison pour sa famille grâce à ce métier, et même en louer une autre… La séance d’épilation se terminera à la cire, moins douloureuse et plus rapide. Je comprends mieux maintenant pourquoi l’épilation indienne a passé l’âge du fil. Mais merci à Sunandra pour sa patience et son efficacité niveau arrachage de poils ! Et merci à la cire orientale, la meilleure technique au monde certifiée « jambes aux poils rebelles »!

En sortant je réalise qu’il va bientôt faire nuit et n’ai pas encore assez d’assurance pour trainer à des heures tardives : je presse le pas (ce qui en Inde doit être un signe de faiblesse que je vais vite payer).

Sur la route je me fais accoster par un enfant à qui je donne environ 8 ans qui me suis en répétant en boucle : « Je ne me soucie pas de toi, je veux seulement du riz ». J’ai pour principe de ne jamais donner d’argent à un enfant mais là il s’agit de nourriture… Il me montre une épicerie sur le chemin, je le suis à l’intérieur. Il me tend avec un grand sourire le sac de riz qu’il me demande de payer à l’épicier : 1014 rs (environ 15€)… que je n’ai pas…

Je montre un peu honteuse le billet de 100 rs (1,5€) qui se bat en duel avec des pièces dans mon porte monnaie : « Qu’avez-vous comme riz pour 100 roupies à manger ? ». L’épicier ne répond pas. Inquiète de voir la nuit tomber alors qu’il me reste encore un peu de marche jusqu’à l’hôtel, je capitule en donnant les 100 rs au garçon. Je ne saurai jamais si ce que j’ai fait est juste (une arnaque, une contribution au réseau d’exploitation des enfants ?). Alors je choisis ma version, il aura déjà de quoi manger pour quelques heures.

Je reprends alors la route d’un pas encore plus pressé : grave erreur ! Deuxième accostage intempestif. Cette fois c’est une mère de famille qui a besoin de couches pour son bébé. Je lui réponds que je n’ai pas d’argent. Elle insiste en me suivant, me demandant de revenir demain. Après quelques mètres faits en commun à mon insu je m’arrête décidée à changer de ton et suis libérée aussitôt.

Je reprends ma route à nouveau, pressant moins le pas : de toute façon il fera nuit quand je serai à l’hôtel… Je passe par le port de Mumbai, sorte de promenade des anglais locale où de nombreux touristes, en majorité indiens, se font encore prendre en photo devant l’hôtel Taj Mahal et la porte de l’Inde (un édifice construit par les Anglais au début de la colonisation, dernier endroit par lequel ils sont passés au moment de l’indépendance de l’Inde). Je décide de faire aussi un peu ma touriste en prenant quelques photos du port au crépuscule.

Le Taj Mahal hotel (à droite), et la Porte de l'Inde, face à la mer d'Arabie

Le Taj Mahal hotel (à gauche), et la Porte de l’Inde, face à la mer d’Arabie.

En reprenant ma route, troisième accostage… « Une carte touristique de l’Inde ? », « Non merci ». Le jeune homme continue de me suivre en ajoutant « Dans la prochaine vie… ». Je ne réponds pas mais sa phrase me fait sourire. Qu’ai-je donc fait ??? Sourire égal « continue tu m’intéresses », et mon invitation inconsciente a bien été perçue : je suis suivie ni vu ni connu. Je finis par m’arrêter pour rappeler à mon vendeur de carte réincarné que je ne suis pas intéressée. Il semble avoir compris. Pour vérifier, je change de trottoir : toujours suivie… La panique arrive vite, fatiguée de ma longue journée et des dernières émotions. Mais un détour vaut mieux qu’un scandale même si le sang bouillonne doucement mais sûrement dans mes veines en même temps que mon cœur commence à battre. En continuant ma route sans prendre le chemin de l’hôtel je tombe sur une pharmacie qui fait également épicerie, ce qui me rappelle que je n’ai rien prévu à manger pour ce soir. Par chance je tombe sur un rayon bio, un instant de douceur dans ce monde de brute. Va pour les cookies aux raisins et aux fruits secs ! J’en profite pour demander ma route au pharmacien mais il semble bien que les habitants de Mumbai ne soient décidément pas très forts en nom de rue… Je parviens quand même à retrouver la direction de l’hôtel. A la sortie, personne ne m’attend et je rentre plus légère avec mes supers cookies bios à l’hôtel mais encore un peu craintive tout de même.

Arrivée à bon port, il est encore assez tôt pour traîner sur le net, histoire de réserver mes billets d’avion pour Calcutta où je projette de rendre visite à une amie dans deux semaines. J’ai aussi quelques recherches à faire pour la suite du voyage.

Manque de chance, la connexion est impossible. Je finis la soirée devant des novelas indiens en Hindi, facilement compréhensibles vu le niveau de complexité des scénarios. Ils sont tous orientés sur le thème de l’éternel duo victime-bourreau (une étudiante naïve face à un gardien abusif, un soupirant jaloux et violant, une femme qui finit par abandonner un mari jamais satisfait, un homme séquestré par une véritable mégère…).

A chaque fin d’épisode, une speakerine qui, je suppose, en rajoute une couche sur le ton « Les filles, les gars, ne vous laissez pas faire ». Message reçu : comme dirait Bob, endurcis toi, mais ne perds jamais la tendresse ! Demain est un autre jour…

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