Travailler pour soi dans l’intérêt de tous

L’histoire des gens de nos habits racontée à travers le prisme de la résistance à l’esclavage…

Escale landaise le jour de la conscience noire

Pour un voyage dans une mode sans chaînes, suivez le guide...

Suivez le regard : voyage au Brésil vers une mode libérée du dictat de la fast fashion …

« Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est  vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

Nelson Mandela.

Le 20 novembre 2015, le blog présentait sa première exposition pour le jour de la conscience noire : un planisphère de gens de la mode sans chaînes, made in Brasil et ailleurs, présentés à travers le prisme de la conscience noire…

Hier ils formaient les quilombos, camps d’esclaves noirs fugitifs. Aujourd’hui ils contribuent à une mode à l’écart de l’esclavage moderne qui alimente nos garde-robes. Ils font vivre la liberté de travailler pour soi, certes dans un environnement bien moins violent que celui de nos aïeux, mais qui demandent encore un certain courage…

Petit rappel historique : dans plusieurs villes brésiliennes, le 20 novembre est férié en hommage à  Zumbi Dos Palmares, exécuté le 20 novembre 1695, pour avoir protégé par les armes le plus grand quilombo de la région du Nordest. Le dia da consciência negra, rend ses honneurs à un acteur de la conscience noire (mouvement de penseurs et activistes noirs engagés dans le respect des droits civiques), tandis que Zumbi était considéré encore longtemps après sa mort comme un renégat (ce n’est qu’en 1888 que le Brésil aboli l’esclavage des noirs).

Mais où est la mode dans tout ça?… Et la conscience noire? Est-elle le propre d’une couleur de peau? A la lumière de l’histoire de Zumbi, j’ai voulu proposer un lien entre la lutte des noirs pour la fin de l’esclavage et celle de ceux qui continuent à faire vivre le droit à la liberté de travailler pour soi.

Il y a dans la mode une constellation de personnes qui travaillent jour après jour à la poursuite d’un rêve : celui de travailler pour soi, au service des autres. Des gens qui nous habillent dans le respect de la terre et de ses habitants.

Du 20 au 28 novembre 2015, à Capbreton, des étoiles sont venu éclairer la mode et la conscience noire. Des artistes, créateurs, associatifs, qui ont fait vivre ces mots ensemble pendant quelques jours.

Par ici pour les retrouver : http://modeconsciencenoire.wix.com/2015

Merci à eux !

Et comme un second voyage dans la mode brésilienne du TADM, voici une partie de l’exposition  présentée à l’espace de vie Veganethik, à Capbreton, du 20 au 28 novembre 2015, à l’occasion du jour de la conscience noire et de la semaine de la solidarité internationale…

Bon voyage dans la conscience noire actuelle de la mode brésilienne!

Leila et les brodeuses de l’association des Trois Petites Bahianaises, Brasilia

Leila et les brodeuses de l'association des Trois Petites Bahianaises, Brasilia

« Au Brésil, la broderie n’est pas très valorisée, c’est un métier qui était exercé par les esclaves, par les subalternes, et ça reste quelque chose qui ne doit pas coûter cher. On paie plus facilement 100 réais (env. 31 euros) pour faire du ménage que 100 réais pour une broderie. (…) Il faut avoir beaucoup de patience parce que les gens ne se rendent pas compte du travail que ça représente. » Photo Charlotte Joly

Rizeildo et les cotonculteurs de la communauté Margarida Maria Alves

« Si je commençais à calculer la rentabilité du temps consacré à la culture du coton, cela fait longtemps que j’aurais arrêté d’en cultiver. (…) Mes journées ne sont jamais les mêmes. Il y a des taches quotidiennes et les activités périodiques… Tant que je gagnerai de l’argent, je continuerai à cultiver du coton. (…) Plus la pluie est abondante, plus la récolte sera bonne. » Photo Charlotte Joly

Venderley et les tisserands de l’association Galante  Arte Decor, Galante

« Mon travail pour l’association me donne la liberté de faire des choses originales. Je suis fier de contribuer à la confection de vêtements que d’autres vont porter. (…) 
Tisser me permet de vivre d’une activité originale. (…)
C’est difficile de trouver des personnes qui acceptent de travailler et vivre comme moi, au gré des commandes. » Photo Charlotte Joly

Francisca et la ligne de vêtements en coton naturellement coloré Francisca Vieira, João Pessoa

« Je voulais y voir plus clair dans l’ensemble de la chaine…
Je veux travailler avec les gens, pas les grandes industries déshumanisées.
C’est alors que j’ai découvert les conditions de travail des cotonculteurs de ma région… (…)
La certification bio-équitable du coton est indispensable pour la commercialisation de mes vêtements. (…)
Plus la commande est élevée et plus la marge est faible pour moi et toute la chaîne » Photo Charlotte Joly

Romero et la dentelle renaissance de  l’association Cunhã Coletivo Feminista, Congo

« Avec ce prototype, j’espère stimuler la créativité des dentellières. (…)
Je crois au potentiel de l’économie créative, des artistes locaux et des artisans…
La valorisation du patrimoine culturel est mon  moteur. » Photo Charlotte Joly

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